Le jour où j’ai découvert le krav-maga ma vie a changé

de | 30 janvier 2017

Ceci est un article écrit dans le cadre du carnaval d’articles organisé par Écologie Citadine, sur le thème “Le jour où j’ai découvert… ma vie a changé”.
Merci Aude d’avoir accepté ma participation Sourire

 

 

Le jour où j’ai découvert le krav-maga, ma vie a changé. La pratique de cette technique de self-defense a eu de profonds impacts sur ma vie, et voici ce qu’elle m’a apportée.

1. Je suis (re)devenue une débutante sereine

Etre débutant(e) est synonyme d’ignorance et d’erreurs. Tout est à apprendre, et quand on est issu(e) de ce système éducatif français, accepter de se tromper encore et encore avant de réussir est difficile. Très difficile.

Apprendre un art martial est une excellente façon (parmi tant d’autres) de faire l’expérience que “la répétition fait le maître”, et que savoir chuter est aussi important que connaître coups et parades.

De même, il a été dur de recevoir la patience et la bienveillance des gradés pendant cette phase d’apprentissage initial. On est tellement habitué à être jugé(e) et sanctionné(e) pour ses erreurs que c’en est presque perturbant d’être si bien reçu(e). Lorsque soi-même on évolue dans la discipline, on s’aperçoit qu’on finit par avoir la même attitude de bienveillance envers les plus débutants. On comprend alors combien il est inutile de se juger parce que l’ont ne sait pas et que l’on se trompe. Car après tout, c’est comme ça qu’on apprend, non?

2. Une leçon en prise de décision

La caractéristique principale du krav-maga est l’efficacité. Ce qui veut dire que nos gestes doivent être sûrs et affirmés. Si on hésite, on n’est pas efficace. Cela peut se révéler lourd de conséquence pour sa propre sécurité dans un contexte de défense face à une agression. Dans un contexte d’entraînement, cela peut porter préjudice à notre partenaire dans la mesure où les conditions de travail s’en trouvent altérées et compromettent la progression des pratiquants.

Apprendre à se défendre nous montre à quel point tout est question de choix, et de choix rapide en anticipant les conséquences pour préserver son intégrité physique. Et bien entendu, on prend ces décisions seul. S’entraîner à décider vite et du mieux possible est une profonde leçon de vie qui résonne bien au-delà du dojo.

3. Sortie de la zone de confort par l’issue de secours et vers la fosse aux lions

Krav-maga La Transformation Autrement

Le jour du tout premier entraînement de ma première année, au moment de monter dans la voiture, je commence à trembler. Après des années en retrait de toute activité collective (dont une phase de phobie sociale), c’est la première fois que je vais vers un club où je ne connais personne. Sur le parking du gymnase, une partie de moi hésite à y aller. Je ne l’ai pas écoutée et grand bien m’en a pris.

Au fur et à mesure des sessions, ma zone de confort s’est incroyablement élargie, s’étirant jusqu’aux frontières des pulsions de fuite devant l’agression. Plusieurs fois je suis rentrée chez moi dans un état proche d’un état de choc comme si j’avais vécu une véritable agression. Il y eu un jour où j’ai fondu en larmes à ne plus pouvoir rien faire de l’entraînement car j’avais atteint mes limites nerveuses et physiques. Une fois que ce plafond de verre a volé en éclat, mon apprentissage a été décuplé et largement facilité.

De même, la peur de frapper et de prendre des coups a progressivement disparu, surtout en constatant que l’on réagit le plus souvent à la surprise de s’en prendre une qu’à une véritable douleur.

En gros, plus on a l’habitude de se faire malmener, plus on développe ses compétences de réponse assurée et mesurée à l’agression. La peur recule face à l’avancée de la connaissance de soi.

 

4. Basculement de l’image de soi

Apprendre un art martial suppose l’acquisition d’une condition physique permettant d’être un combattant qui tient le coup (sinon… on ne va pas très loin). Quand on est un petit gabarit comme moi, on s’est construit une image de soi de petite chose pas forcément fragile, mais physiquement faible, ne pouvant pas faire grand chose avec ses petits bras. En plus, moi qui ai toujours été nulle en sport à l’école… Voilà quoi. Grâce au krav-maga, je me suis rendue compte que j’étais capable de BEAUCOUP plus que ce que je pensais. ÇA CHANGE TOUT. Mettre par terre des bonhommes plus grands et plus lourds pousse à revoir à la hausse le potentiel de ses petits bras (ainsi qu’à remettre encore plus en cause son éducation de fille, mais c’est une autre histoire).

Parce qu’on se sent plus sûr(e) de soi, le regard des autres change aussi. Cette intuition personnelle a été confirmée par Fabrice Halopeau qui a déclaré lors d’un stage que les personnes les moins susceptibles de se faire attaquer sont celles qui savent se défendre (spéciale dédicace aux victimes de harcèlements en tout genre, hommes et femmes).

Ainsi, notre identité (la construction psychique j’entends) est toute autre. On ne se définit plus par les limites que nous nous connaissons mais par tout ce potentiel immense qu’on commence à peine à découvrir.  Le combat nous invite à puiser dans des ressources ignorées et nous révèle à nous-même.

Conclusion

Il y aurait encore tant à dire sur les bienfaits du krav-maga sur mon évolution, mais je garde cela pour d’autres articles Clignement d'œil

Et vous, qu’avez-vous découvert qui a changé votre vie? Partagez votre expérience dans les commentaires, je me ferai un plaisir de vous lire!

Merci infiniment d’avoir lu, likez et partagez cet article si vous connaissez quelqu’un qui hésite encore à se lancer dans un sport de combat ou qui pense que les arts martiaux c’est pour les grosses brutes!

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2 réflexions au sujet de « Le jour où j’ai découvert le krav-maga ma vie a changé »

  1. Aude

    Un excellent parallèle entre le sport et la vie… Se plonger dans l’inconnu, aller vers les autres, apprendre et se dépasser, bref grandir et changer. Quel programme !

    Répondre

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