Êtes-vous tombé(e) dans ce piège de l’éveil?

de | 1 novembre 2016

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Ô vous qui êtes en chemin vers de plus verts pâturages, et qui espérez tant qu’advienne le jour fatidique de la délivrance…
Vous vous trompez. Et voici pourquoi.
Lorsqu’on commence à s’interroger et à travailler sur soi, on a vite fait de repousser certains projets ou la réalisation de ceux-ci à “quand j’aurai résolu ceci, surmonté cela”. A force de nourrir cette pensée, on en vient à se figurer qu’il y aura, un jour, LE basculement, le moment béni à partir duquel on sera devenu cette personne libre, heureuse, qui n’a peur de rien et ose tout.

Un des dangers de cet état d’esprit est que cela nous fasse maudire le présent et ses difficultés, ses errances. Et on peste après ce présent qui ne correspond pas à nos désirs.
Autrement dit, on s’impatiente devant ces circonstances qui finalement ne ressemblent qu’à un brouillon de cette vie étincelante qui nous attend.

On pourrait croire que l’éveil arrive avec la rapidité d’une livraison de pizza et qu’une fois qu’on l’a atteint, toutes les questions trouvent leurs réponses et il n’y aura plus jamais de problème, jamais.

Désolée de le dire mais, il y aura toujours des problèmes. Parce que nous ne sommes pas de purs esprits virevoltant dans des sphères éthériques enchantées où tout n’est que perfection et facilité.

Il n’y aura pas de jour à surligner en fluo sur un calendrier où on pourra y écrire “ÉVEIL”.

Pourquoi?
Parce que l’éveil, à mon sens, est un processus. Il commence quand on décide de remettre en question et d’agir pour changer ce qui ne nous convient plus.  Plus on avance, plus on pratique le lâcher-prise, plus les problèmes deviennent des évènements, ni plus, ni moins. Certes, la vie dans sa globalité devient plus aisée. Mais pour la majorité d’entre nous, nous ne sommes pas des moines retranchés dans un monastère isolé. Nous interagissons avec nos congénères et cela sera toujours source d’évènements (ou problèmes, question de point de vue).

La vie est changement, et la transformation en est l’expression même. Il est tentant de tomber dans l’impatience quand les résultats semblent tarder à venir. Le remède est d’apprendre à aimer le processus. La transformation est faite de milliers de petits pas qui, mis bout à bout, amènent au but recherché.

Voici un scoop:
l’amélioration sera graduelle, progressive car c’est en surmontant les épreuves successives que nous montons en compétence pour être apte à recevoir l’éveil.

L’expression “laisser le temps au temps” prend alors tout son sens. Si dans le processus de construction d’une maison l’étape des fondations est exécutée par dessus la jambe, on ne construira rien de bon. Là, c’est pareil. Heureusement qu’on ne peut pas tout hacker, car à mon sens les difficultés sont des rites de passage, des initiations qui, surmontées, nous arment de compétences, nous renforcent mais aussi nous rendent plus sages. Sans les fondations solides de connaissance de soi, l’éveil ne peut se produire.

Par expérience, la croyance en ce jour du grand basculement est symptomatique de l’inexpérience des débuts et surtout le produit d’un esprit en souffrance qui se débat pour sa libération. Je m’explique.

Lorsqu’on a soif, on ne pense qu’à l’eau.
Lorsqu’on a froid, on ne pense qu’à se mettre au chaud.
Quand on souffre et qu’on est en recherche de solutions (ce raisonnement ne marche bien sûr pas pour les nihilistes), on ne pense qu’à la libération, la béatitude, la paix intérieure.
Bien sûr, il est plus facile de dire qu’il faut être patient quand on atteint un équilibre stable que quand on est en plein chaos. Mais pourtant c’est vrai. L’impatience ne fait pas avancer plus vite, puisque de toute façon il n’y a pas de raccourci aux leçons à apprendre.

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Merci d’avoir lu!

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