Chroniques du burn-out – Épisode 8: Alea jacta est

de | 26 janvier 2017

chris_dudgeon_2

Je croyais naïvement que j’allais m’en remettre rien qu’en étant loin du travail. Mais je me suis grandement trompée.

La torpeur est implacable, et la morosité incontournable. J’ai cette sensation qu’il est inutile de chercher à lutter contre. Plutôt, il vaut mieux laisser le temps au temps, en laissant ce processus se dérouler.

Comme si j’étais immergée dans un cocon (une matrice?), en retrait du monde, pour mieux préparer une renaissance.
Ma vie ne sera plus jamais pareil, et tant mieux parce que ça ne pouvait plus durer. Il me fallait un épisode aussi traumatique pour que je prenne PLEINEMENT conscience de la gravité de la situation. Comme de nombreuses fois par le passé, j’apprends les leçons dans la douleur. PAR LA FORCE DES CHOSE je vais devoir vraiment, enfin, croire en moi, en mes capacités, et arrêter de me sous-estimer, et foncer.

DEFINITIVEMENT et INEXORABLEMENT arrêter de me mentir à moi-même et essayer de plaire aux autres. Ça a l’air d’une telle évidence dit comme ça, quelque chose de tellement facile, superficiel, presque anecdotique. Pourtant ces mécanismes de conformisme s’immiscent partout dans les strates de l’être, à tel point qu’il faut du temps et des situations bien particulières pour les débusquer.

Peut-être que grâce à la thérapie d’accompagnement, je vais enfin réussir à arrêter de me dénigrer par rapport à tout ce que j’estime être des échecs dans ma vie. Que j’arrête de voir ma vie comme un échec. Ce burn-out est un sérieux appel à prendre conscience qu’il est plus que temps de CHANGER pour de bon. La transformation devient obligatoire. Je n’ai plus d’autres choix que de croire en moi.

keelan tollefson

De l’extérieur, j’ai l’air abattue. À l’intérieur, en surface c’est toujours le blackout, ou des fois j’arrive à me concentrer sur quelque chose. Par contre, dans les profondeurs, il y a des tempêtes, des guerres, dans les pires moments. Sinon, il y a quelque chose constamment en train de gesticuler, des rouages se mouvant en permanence. Une profonde mutation est en train de s’opérer. Je sens bien que toutes mes ressources sont monopolisées par ce travail en profondeur. Je sens aussi que je ne peux ni l’arrêter, ni l’approcher, ni l’altérer. Mon être le plus profond a décidé qu’il était temps que j’arrête mes conneries, et surtout, que je finisse quand même par me réveiller, bordel de merde.

***

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Crédit photo: Chris Dudgeon et Keelan Tollefson

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