Chroniques du burn-out – Épisode 2: L’ennemi a toujours un second souffle

de | 5 janvier 2017

Burn-out

 

Burn-out, le retour.

C’est pas juste le manque de sommeil et le sport de la veille. C’est un autre genre de fatigue.
La seule solution c’est de retirer la cause, arrêter de faire ou essayer de faire ce qui épuise. Rien d’autre. Pas la peine de croire qu’il suffit de prendre un break d’un jour ou deux, faire une pause dans la journée, écouter de la musique, whatever.
Rien ne peut arranger, alléger ou rendre supportable le burn-out, à part ARRÊTER.

Ce n’est pas une question de manque de cran, de courage ou de combattivité.
Quand les réserves sont vides, vraiment VIDES, il n’y a pas d’autres solutions que de s’arrêter pour les remplir à nouveau.

Il n’y a rien de plus détestable que de devenir une coquille vide, de ne plus ressentir aucune envie, de ne plus avoir de rêve à part ce lui de se sentir vivant à nouveau.

Peu importe ce qu’on s’est fixé comme ligne de conduite niveau alimentation, quand la frustration frappe, elle a un tel impact et une telle emprise que l’appel du grignotage ne peut être ignoré. Et voilà, prise de poids.

C’est difficile à expliquer qu’il ne suffit pas de se motiver ou se mettre un coup de pied au cul.

Qu’est-ce qui m’a amenée à cette situation?
La peur, le manque de foi en moi. Je m’en suis remise à la décision de quelqu’un d’autre. J’ai laissé d’autres personnes décider ce qu’il serait bon pour moi, à ma place. Heureusement que ces personnes sont profondément bienveillantes.

Que ça me serve de leçon. Il est regrettable que les leçons soient vraiment retenues qu’au prix d’expériences fort désagréables.
Mais au moins on est sûr de ne pas recommencer.

À laisser les autres décider pour moi je me suis retrouvée à devoir puiser dans mes capacités les moins développées. Maintenant je sais (mieux) ce pour quoi je suis plus douée, et il est maintenant question d’aller de ce côté-là du spectre.

 

chickenium_2

 

Tous les jours, quand je me regarde dans le miroir des WC au travail, en me lavant les mains, cette question me revient: “Comment est-ce que j’en suis arrivée là?”
Je regarde mon visage fatigué, qui parfois semble plus âgé qu’il ne l’est vraiment.
Je ne me reconnais pas et pourtant je n’ai pas encore montré qui je suis vraiment. Parce que jusque là je croyais à la peur et que j’y crois encore un peu.

***

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Crédit photo: Chickenium

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2 réflexions au sujet de « Chroniques du burn-out – Épisode 2: L’ennemi a toujours un second souffle »

  1. Aude

    Je crois que c’est peut-être le plus difficile de ce genre de situation : accepter que ce n’est pas juste une question de courage ou de motivation. On a tendance à se culpabiliser, les autres à nous juger, parce qu’on « se laisse aller ». Sauf qu’en vrai c’est plus fort que nous, un truc qui nous dépasse et que ca prend déjà toute notre énergie disponible à ne pas se laisser écraser par ce monstre invisible. En fait on est hyper fort de réussir à ne pas se laisser complètement abattre par lui, mais on ne le sais pas (ou plus).

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