Chroniques du burn-out – Épisode 9: La lumière au bout du tunnel

de | 22 février 2017

Burn-out La Transformation Autrement

 

Pour la première fois depuis de nombreuses années, l’avenir s’annonce brillant.
Je (re)découvre l’espoir en l’avenir.

J’ai envoyé un dossier de demande de financement de bilan de compétences.
Je vais pouvoir mener ce bilan avec la psychologue qui me suit depuis le début de mon arrêt, et j’en suis très heureuse.

Le travail de thérapie entamé avec elle il y a presque 3 mois commence à porter ses fruits. Moi qui ai toujours été dubitative sur l’efficacité de la psychothérapie, basée sur la parole, comparée aux techniques qui permettent de contourner les limites de la conscience… Je me vois très agréablement surprise de la puissance de cette thérapie.

J’évoque avec ma psy mon enfance, mon éducation, mon passé de manière générale. Même si je relate les mêmes faits sur lesquels j’ai déjà travaillé, je vois tout sous un angle nouveau.

J’ai l’impression d’enfin pouvoir assembler les pièces de ce vaste et labyrinthique puzzle. Tout ce qui m’a amenée à ces circonstances actuelles.

J’ai aussi l’impression de prendre la mesure de la souffrance qui a été la mienne durant mes plus jeunes années. Je savais déjà que j’ai eu une vie intérieure atypiques par rapport à mes paires. Mais c’est comme si un voile s’était levé et je vois désormais.

Je vois, je comprends. Une énigme se résout tout naturellement après des années à se taper la tête contre les murs.

Je sens cette confiance en moi qui m’avait toujours filé entre les doigts enfin s’ancrer et grandir là où le terreau était stérile. Je suppose qu’il fallait une crise à la hauteur de cet enjeu pour qu’enfin l’estime de soi se révèle sans crainte.

La détresse psychologique qui m’a fait chercher frénétiquement des moyens de gagner de l’argent autrement a disparu. Ainsi j’ai compris ce que je refusais de comprendre.

J’ai pu me reconnecter aux vraies raisons pour lesquelles j’écris, et surtout, je ressens la sérénité d’avoir toute la vie devant moi.

Cet arrêt maladie prolongé m’a permis de me souvenir de toutes les choses que j’aime faire, lire et apprendre mais que j’avais laissées de côté à cause du travail: manque de temps, fatigue assommante… Je redécouvre ces choses et cela me fait l’effet d’une profonde inspiration après une apnée bien trop longue.

Je me sens littéralement revivre.

Je ne peux qu’insister sur le fait qu’il faut absolument demander de l’aide lorsqu’on se sent sombrer. Même avant. La santé mentale est largement ignorée tant qu’il n’y a pas de pathologie avérée. C’est une erreur.

Nous avons tous quelque chose à régler avec notre passé, et il ne faut pas attendre que les problèmes deviennent invivables voire paralysants pour faire quelque chose.

Le burn-out est encore trop incompris de la part du grand public, mais aussi malheureusement des professionnels de santé. Si vous en souffrez, et que vous vous êtes heurté(e) à cette incompréhension, cherchez un(e) psychologue du travail. Vous aurez une meilleure écoute, une réelle compréhension.

Récemment j’ai encore entendu quelqu’un (qui me connaît EXTREMEMENT peu) me dire: “Je crois que t’as capitulé un peu trop vite”.
Quand on entend des conneries comme ça, on voit que la route est encore longue.
Mais à force d’en parler, on y arrivera!

Dites-moi dans les commentaires ce que je pourrais partager comme contenu pour vous aider à mieux comprendre le burn-out, ou comment en sortir!

Merci infiniment d’avoir lu. Partagez et likez si cet article peut aider quelqu’un de votre entourage!

Crédit photo: Giulia Barnasi

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2 réflexions au sujet de « Chroniques du burn-out – Épisode 9: La lumière au bout du tunnel »

  1. Aude

    Hello,
    Article très positif, c’est chouette !
    Je ne souffre pas de burn-out mais j’ai veçu une expérience très proche par le passé. Je pense que ça pourrait être intéressant de faire un article pour expliquer plus clairement la différence avec la dépression (que tu as déjà cité par ailleurs). Ce serait bien aussi d’insister sur le fait que ce n’est pas (la depression non plus d’ailleurs) un « gros mot », ce n’est pas un signe de faiblesse de la part des personnes, ce qui pourrait aider plus de gens à reconnaître cela chez eux (ou leurs proches) sans que ce soit considéré comme « grave » en soi (car ce qui est grave c’est de l’ignorer et de rester comme çà).

    Répondre
    1. Élise Auteur de l’article

      Bonjour Aude,
      Merci pour ton commentaire 🙂

      J’avais comme idée d’interviewer la psychologue qui me suit à ce sujet. Je vais de ce pas lui demander si elle accepterait de le faire 🙂
      Merci pour tes suggestions 🙂

      Répondre

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